Mais cil qui a le manton nud
Et rasé ainsi comme un prestre
Est bien plus facile à cognoistre.

Dans le vocabulaire de Germania, de Juan Hidalgo, raso est mis pour abbé.

[257]: Le coestre emploie le même mot dans la Comédie des proverbes (acte 2, sc. 4, édit. d'Adrien Vlacq, p. 55). A la fin du 17e siècle il passa dans la langue ordinaire avec le même sens, grâce à certaine mode qui alors faisoit fureur. On lit dans la Satyre sur les panniers, criards, manteaux volants des femmes, etc., par le chevalier de Nisart, 1712, in-12:

Ce sont tantot manteaux volants
Ou des troussures équivoques,
Qui font, chez les sages du temps,
Estimer leurs vertus baroques.

[258]: Ce mot, fort bien fait pour ce qu'il exprime, puisque le chapeau est pour l'homme ce que le toit, le comble, est pour une maison, existe encore dans l'argot. Les cartouchiens disoient combre. Brandimas dit, dans la première Journée du Mystère de saint Christophe..., par maistre Chevalet:

Mon comble est à la tatière;
Or, ay que ne suis le pendu.
Mon jeorget n'a pièce entière.

[259]: Ce mot étoit de la langue usuelle; Oudin le donne dans ses Curiositez françoises et dans la seconde partie des Recherches italiennes et françoises, p. 372.

[260]: «Ce georget, dit le cagou de la Comédie des proverbes (acte 2, sc. 4), tout glorieux du vol d'habits qu'il vient de faire, est tout comme si je l'avois commandé.» C'est du très ancien argot. Il se trouve plusieurs fois dans le Mistère du viel Testament, scène des Belistres. V. aussi plus haut la note [1].

[261]: C'est de là qu'est venu le mot gousse-pain (mange-pain), qui se prend pour un misérable de la dernière espèce, dans le langage du petit peuple.

[262]: Est resté dans l'argot d'aujourd'hui.