[37]: C'étoit, en effet, l'homme à tout faire de Richelieu. C'est lui qui fut envoyé à Paris, vers Gaston, pour favoriser à cette petite cour les desseins du cardinal, et il s'y prit si adroitement que Monsieur lui-même fut trompé. (Mémoires de Montrésor, coll. Petitot, 2e série, t. 54, p. 315.) Lors de la conspiration de Cinq-Mars, c'est Chavigny qui fut envoyé par Richelieu vers le roi, porteur du traité conclu par Monsieur, Cinq-Mars et le duc de Bouillon, avec l'Espagne. (Mémoires de La Châtre, coll. Petitot, 2e série, t. 49, p. 384.)
[38]: Richelieu avoit, en effet, la plus grande affection pour Chavigny, et la plus entière confiance en son habileté. «Il prend, dit Tallemant (édit. in-12, t. II, p. 232), M. de Chavigny pour le plus grand génie du monde.»
[39]: Urbain de Maillé, marquis de Brézé, maréchal de France, devoit sa haute position à sa femme Nicole, du Plessis-Richelieu, sœur du cardinal. Elle étoit morte le 30 août 1635, mais la faveur du maréchal avoit continué.
[40]: Charles de La Porte, duc de La Meilleraye, maréchal de France, cousin germain du cardinal de Richelieu.
[41]: Le marquis de Coislin, neveu du cardinal, pourvu de la charge de colonel général des Suisses après Bassompierre.
[42]: M. Pont-de-Courlay, autre neveu du ministre, qui avoit le grade de général des galères. Tallemant parle d'une peinture que le duc de Roannez possédoit dans son château d'Oiron, vers Loudun, où se voyoit le ministre, avec une partie de ces parents dont il avoit fait l'élévation: «Le cardinal de Richelieu est peint habillé comme la Fortune, qui tend un bâton de maréchal à un petit grimaud qui représente La Meilleraye; donne une ancre à un fort vilain gobin, le général des galères Pont-de-Courlay, et les enseignes des Suisses au colonel des Suisses, le maréchal de Coislin, autre bossu.» (Edit. in-12, t. III, p. 53.)
[44]: Claude Bullion, surintendant des finances.
[45]: Bernard, duc de Saxe-Weimar, l'un des bons capitaines de ce temps-là, qui avoit mis alors son épée au service de la France.
[46]: «Cornuel, president à la Chambre des Comptes, dit Amelot de la Houssaye (Mémoires historiques, t. 2, p. 428), avoit toute la direction des finances sous la surintendance de Bullion. Il etoit très bel homme, et avoit une belle femme, dont on dit que le surintendant étoit fort amoureux.»
[47]: «On appeloit Bullion le Gros-Guillaume raccourci», dit Tallemant, qui savoit sa Milliade par cœur, et qui prouve ainsi combien les traits de cette satire furent bientôt répandus et populaires. (Edit. in-12, t. 2, p. 196.)