Bien que nous ayons changé nos pas
En des démarches espagnolles,
Des Castillans pourtant nous n'avons pas
Les humeurs, ni les parolles,
Et ceux qui comme nous sont vaillants et courtois
Ne sçauroient être que François.

[331]: Depuis que Razilly avoit amené, au mois d'avril 1613, de l'île de Maragnan six sauvages topinamboux, qui furent présentés à la reine et baptisés, tout s'étoit mis à la topinamboue. (V. Lettres de Malherbe à Peiresc, p. 258, 264, 273-274, 283, 297, 340, 442.)

[332]: V., sur ce tableau, t. III, p. 242.

[333]: C'est au contraire le courtisan anglois qui avoit subi l'influence françoise: «Les Espagnols, écrit Malherbe à Peiresc le 19 septembre 1610, sont habillez à leur mode, et les Anglois à la nôtre, en sorte qu'on ne les sauroit discerner des François que du langage.» (V., sur l'histoire des modes angloises, un excellent article de la Revue britannique, 1er août 1837.)

[334]: On peut consulter, au sujet de ce droit, Les Statuts, Ordonnances, Règlements, Antiquités, Prérogatives et Prééminences du royaume de la Basoche, petit volume publié à Paris en 1586, réimprimé en 1664, mais néanmoins très rare. Le droit de prendre trois arbres dans la forêt de Bondy, pour la fête du Mai, avoit été accordé par François Ier aux clercs de la bazoche, en récompense de la vaillante campagne qu'ils étoient allés faire, pour son service, en 1547, contre les paysans révoltés de la Guienne. Trois jours avant d'aller chercher les arbres du Mai, les dignitaires de la bazoche alloient, musique en tête, donner des aubades aux magistrats du Parlement. Henri III leur avoit interdit de donner le titre de roi à leur chef, qui ne dut plus s'appeler que chancelier; mais ils avoient conservé le droit qu'un arrêt de 1562 leur avoit accordé, de traverser la ville, soit de nuit, soit de jour, avec des flambeaux. Le premier dimanche de mai étant venu, tous les basochiens, en habits de fête, se réunissoient dans la cour du Palais; un beau discours sur l'excellence de la corporation étoit prononcé, puis l'on partoit pour la forêt de Bondy. On déjeunoit à l'entrée, en attendant que messieurs des eaux et forêts, avec leurs gards, eussent rejoint la bande. De nouvelles harangues étoient prononcées; on choisissoit les trois arbres, et on les marquoit; l'on dînoit ensuite sur l'herbe, et l'on reprenoit enfin le chemin de Paris. Les fêtes continuaient jusqu'au vendredi suivant, jour de la plantation solennelle du Mai, qu'on dressoit pavoisé de banderolles et orné de l'écusson aux trois écritoires d'or, dans la cour du Palais. C'est encore à François Ier que la bazoche devoit ces armoiries. Les deux autres arbres pris dans la forêt de Bondy étoient vendus, et le prix qu'on en retiroit formoit, avec le produit de certaines amendes et l'impôt prélevé sur les becs jaunes ou bienvenues des nouveaux, le revenu du noble royaume.

[335]: Pièce fort rare, à laquelle, comme à toutes celles du même temps et du même format, M. C. Moreau auroit certainement donné place dans son excellente Bibliographie des mazarinades, s'il l'eût connue.

[336]: Sur les procès faits aux suicidés et sur les peines infligées à leurs cadavres, V. t. VI, p. 63.

Note au lecteur de ce fichier numérique:

—Seules les erreurs clairement introduites par le typographe ont été corrigées. L'orthographe de l'auteur a été conservée.