[81]: Ce jour, 25 août 1590, le quartier général d'Henri IV étoit à Saint-Denis. Cette date et ce nom disent qu'il ne faut pas chercher ailleurs que dans le camp royal, et dans l'intimité même du roi, l'auteur de cette pièce anti-ligueuse.

[82]: Nous ne savons de quel pamphlet l'auteur parle ici. Il étoit, sans nul doute, du même genre que ceux dont l'Estoille (V. son Journal, édit. Champollion, t. II, p. 3) donne la liste, et qui paroissoient «imprimés avec privilége de la Sainte-Union, signé Senault, reveus et approuvés par les docteurs en théologie...... Tous discours de vaunéant et faquins, esgout de la lie d'un peuple».

[83]: Don Bernardino de Mendoza, ambassadeur de Philippe II à Paris.

[84]: Allusion aux pratiques de magie tentées par les ligueurs contre Henri III, et dont il est parlé dans le Journal de l'Estoille, en plusieurs endroits, et dans le curieux traité, La Fatalité de Saint-Cloud près Paris, 1672, in-8. art. 8. On faisoit, par exemple, une image du roi en cire, qu'on plaçoît sur l'autel. Après avoir dit devant l'office des Quarante heures, on la piquoit à l'endroit du cœur, «disant quelques paroles de magie pour essayer à faire mourir le roy».

[85]: Les victoires de Jarnac et de Moncontour, gagnées en effet par Henri III, alors duc d'Anjou.

[86]: C'est même, suivant l'Estoille, la crainte qu'on ne dît qu'il chassoit les moines qui lui fit recevoir Jacques Clément en toute hâte.

[87]: C'est à huit heures du matin que Jacques Clément fut introduit près du roi.

[88]: Henri III n'étoit pas en prière quand il ordonna qu'on introduisît le moine, mais «sur sa chaise percée, ayant une robe de chambre sur ses épaules». Lorsque Jacques Clément entra, il ne faisoit que se lever de la chaise «et n'avoit encore ses chausses attachées». Journal de l'Estoille, 1er août 1589.

[89]: Malheureusement, comme on sait, il fut tué sur le champ, avant d'avoir pu rien avouer. Sa nièce Jacquette, la duchesse de Montpensier, avoua pour lui. «Dieu, que vous me faites aise, dit-elle quand elle eut appris le crime, et en distribuant aux siens des écharpes vertes. Je ne suis marrie que d'une chose, c'est qu'il n'ait su, avant de mourir, que c'est moy qui l'ay fait faire.» Journal de l'Estoille, mercredi 2 août 1589.

[90]: Il est question dans plusieurs écrits du temps des complaisances de la duchesse pour le futur assassin. V. de Thou, t. IV, p. 496. La Ménippée le dit à mots couverts, mais transparents. «Pour l'encourager, y dit-on à Mayenne, vous luy promîtes évêchés, abbayes et monts et merveilles, et laissâtes faire le reste à madame vostre sœur.»