Le fer barbifique,
Sçavant à raser menton,
Aime qu'on l'applique
A faire autre section.
Le tranchant acéré,
D'un empire adoré
Rompt le nœud du mariage
Sans veusvage, sans veusvage,
Du ciel veneré.

La Lancette.

Cette pointe aigüe,
Qui tiroit le sang du corps,
Devient la sangsuë
Dont on saigne les thresors;
Car celuy qui n'a rien
Qu'il puisse dire sien
Porte jusqu'à la lancette,
La lancette, la lancette,
Pour avoir du bien.

Le Bistori[265].

Mais à ce miracle,
Qui de vous n'aura pas ry,
Q'un nouvel oracle
Perce tout d'un bistory[265]?
Il ouvre bourse et cœur,
Comme aposthème meur,
D'où comme pus il retire
Par empire, par empire,
Un fonds de bonheur.

La Sonde.

Ce n'est qu'à la pierre
Qu'on ordonne de sonder[266],
Ce barbier empierre
Qui pretend le seconder.
La nouvelle oraison,
Qui fait perdre raison,
Veut qu'en vertu de la sonde
Tout se fonde, tout se fonde,
Dans une maison.

Les Pincettes.

Sans faire la taille
Par cruelle incision,
Il met à la taille
Son association.
Sans tenailles il prend,
Et jamais il ne rend,
S'il porte dans les cassettes,
Les pincettes, les pincettes,
Pour happer l'argent.

Le Costic.