(HARMONIE HONGRÉE.)
C’est-à-dire, en langage vulgaire: Nous sommes ici quatre cents tous heureux.
Un immense avantage en éducation harmonienne, c’est de neutraliser l’influence des parents, qui ne peut que retarder et pervertir l’enfant[4].
Dans une des salles d’entrée nous vîmes d’abord d’excellentes petites mères qui refusaient de couver leurs œufs.
«C’est déjà bien assez, s’écriaient-elles, qu’on soit obligé de les pondre soi-même!»
Après quoi elles s’en allaient modestement chercher et rejoindre dans les jardins, au beau milieu des groupes des choutistes, des ravistes et autres amis des légumes, leurs préférés amovibles ou amoureux.
Ou bien encore, si, tant bien que mal, les pauvres petits étaient éclos:
«Je vous ai pondus, et, qui plus est, je vous ai couvés, disaient-elles à leurs nouveau-nés; que d’autres vous nourrissent. Nous viendrons vous gâter plus tard si nous y pensons.»
Et vous croyez peut-être que les œufs et les petits restaient là?