TROTTE-MENU, avec aplomb.

Oh! le péril ne m’effraye pas; je n’ai peur de rien.

En ce moment, on entend au dehors frapper trois coups dans les mains. Trotte-Menu veut fuir, Ronge-Maille l’arrête.

RONGE-MAILLE.

Tu n’as pas peur; cependant tu commences toujours par te sauver... Mais rassure-toi; je connais ce signal... c’est l’amoureux de Toinon qui l’appelle... Nous pouvons rester là. Les amoureux ne sont dangereux pour personne: ils ne pensent qu’à eux.

SCÈNE III.

Les Mêmes, TOINON, UNE VOIX au dehors.

TOINON. Elle a doucement ouvert la porte de sa chambre, marche sur la pointe du pied et va vers la fenêtre.

Quoi! c’est vous, Paul? Quelle imprudence!... Si mon père rentrait!...

LA VOIX.