SEPTIÈME LETTRE.

Tu ne nous réponds pas, Minette. Que se passe-t-il donc? Dois-je t’accuser?

J’ai à t’apprendre une grande nouvelle. Je me marie. Ce Chat généreux dont je t’ai parlé, je l’épouse. Il est un peu gros, peut-être, mais il est très-bon. Si tu voyais les soins qu’il a de ma mère, comme il la dorlote et comme elle se laisse faire, tu m’approuverais, sûr!

Mon futur s’appelle Pompon; un joli nom qui lui va très-bien. C’est, d’ailleurs, un bon parti, un Chat de forte cuisine. Je pense au positif, comme tu vois. Dame! Minette, je suis payée pour ça.

Écris-moi, paresseuse.

Bébé.


DE MINETTE A BÉBÉ.

HUITIÈME LETTRE.—(ÉCRITE AU CRAYON.)

Au moment même où je t’écris, Bébé, ma femme de chambre, celle que ma noble maîtresse a bien voulu attacher à ma personne, coud un sac de grosse toile grise. Quand ce sac sera cousu de trois côtés, on me mettra dedans, on coudra le quatrième côté, et on me confiera au premier valet de pied, qui me portera sur le Pont-Neuf et me jettera à l’eau.