—Oui. Pourquoi?…

—Alors, en renonçant à cinq cent mille francs qui ne lui appartiennent pas (puisque Monique se marie sous le régime de la séparation de biens), c'est autant de moins qu'il débourse personnellement?

—Evidemment!

—C'est tout ce que je voulais savoir…

—Qu'est-ce que tu insinues? s'écria Mme Lerbier.

—Rien. Rien… Je constate seulement que l'opération est bonne, en ce temps de crise, pour tout le monde!

—Comment cela? dit Monique.

—Pour ton père, que ça arrange… Pour ton fiancé, qui tout en s'associant à moitié prix, fait le généreux à tes dépens! Pour toi, enfin, puisque, tondue, tu dis amen

Monique éclata de rire.

—Tante a un peu raison! Au fond, père, dans tous vos calculs, vous ne vous êtes pas plus souciés de moi, ni l'un ni l'autre, que d'un zéro! C'est vexant!