Saint-Valery n'est pas dépourvu de monuments. La vieille chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Port remonte au douzième siècle.
On trouve à l'arsenal, ancien couvent de Pénitents fondé au dix-septième siècle, un très beau cloître et une chapelle encore ornée de riches sculptures sur bois de l'époque de Louis XIII.
Pour se rendre à l'église paroissiale, il faut franchir une distance d'un kilomètre au moins, et gravir une jolie colline, qui laisse entrevoir la perspective animée du port et de la ville ainsi que les champs, fort bien cultivés, dont ils sont entourés.
Sur les murs extérieurs, on distingue des reliefs de figures guerrières...
Écoutons le chant monotone de quelques pêcheurs occupés à réparer leurs filets, ou de quelques paysans travaillant dans les campagnes.
Avec un peu de bonne volonté, et en demandant la signification des mots de patois dont la chanson est émaillée, nous aurons la clé de la scène perpétuée sur les murs de l'église: elle représente le duel héroïque soutenu par Pierre de Bréauté, un Cauchois, au siège de Bois-le-Duc, en Hollande.
Ainsi se gardera la mémoire du valeureux gentilhomme.
Tout n'est pas dit pour la prospérité de Saint-Valery. Elle ira certainement en s'accroissant, à mesure que se poursuivent les plans grandioses destinés à développer les ressources maritimes et territoriales de la France.
Favorisé par sa situation, l'excellent petit port ne peut que gagner à ce mouvement heureux de réveil patriotique.