Environ au tiers du chemin conduisant à Fécamp, par la côte, on rencontre Veulettes, petite station maritime, près de l'embouchure du Durdent.
Le sol, graduellement exhaussé, resserre le village entre deux collines élevées, d'un aspect fort triste, car elles sont dépourvues de verdure.
Mais la grève est si charmante, si coquette sous sa parure de sable bien fin, les falaises sont creusées en grottes si curieuses, les sources de la mignonne rivière, baignant le vallon, procurent une si agréable excursion, que, d'année en année, Veulettes voit augmenter sa population flottante de baigneurs.
Pour satisfaire à la mode du jour, un casino et un établissement de bains de mer ont été construits. Rien ne manque donc ici de ce que les touristes aiment à rencontrer.
Il y a même un monument artistique de grande valeur: l'église paroissiale, copie de la merveille gothique: Saint-Ouen, dont est doté le chef-lieu du département.
Après les falaises, très menacées par la mer, des Petites-Dalles, lieu bien connu des baigneurs aristocratiques, nous atteignons le point culminant du rivage de la haute Normandie.
Armes de Fécamp.
Fécamp n'est pas à une altitude moindre de 128 mètres. Seules, dans le département entier, les collines de Canteleu et de Sainte-Catherine, dominant la Seine, la première de 138 mètres, la seconde de 153 mètres, le dépassent en hauteur.