La ville doit, certainement, être d'origine fort antique. A plusieurs reprises, on a découvert, sur son territoire, nombre de sépultures gallo-romaines, avec leur habituel complément de vases en terre et en verre. Plusieurs d'entre elles, selon les archéologues, peuvent remonter au premier siècle de l'ère chrétienne, et donneraient raison à l'opinion qui veut faire de Fécamp une station romaine, en traduisant son nom des deux mots latins Fisci Campus ou Fici Campus.

Fécamp.—L'Autel du Précieux Sang.

Nous ne nous chargeons pas d'élucider ces questions délicates produites, trop souvent, par une similitude voulue; mais beaucoup de faits justifieraient, ici, la complaisance des étymologistes.


664 est la date certaine de l'avènement de Fécamp dans l'histoire. Saint Waninge, disciple de saint Ouen et de saint Wandrille, fonda en ce lieu une abbaye de religieuses que, vers 881, les Northmen détruisirent.

Un siècle plus tard, ces hommes du Nord étant devenus, de dévastateurs, les vigilants gardiens de la contrée, Richard Ier (en 998) substitua au monastère ruiné une abbaye de Bénédictins, placée sous le vocable de la Trinité.

FÉCAMP.—LES JETEES