Combien le jour s'épand, doucement atténué, par d'innombrables fenêtres dont beaucoup sont encore ornées de leurs précieuses verrières! Combien la longue file de colonnes unies en faisceaux se poursuit noblement et s'incline, austère, quoique svelte, pour former le chevet! Combien radieuse s'élève la tour centrale dentelée sous sa triomphante couronne!

Le porche, moderne, n'est pas dépourvu de mérite. On le remarquerait même s'il n'avait le malheur de prétendre terminer un sublime chef-d'œuvre. Mieux vaudrait, en vérité, ne pas s'essayer à ces problèmes où, d'avance, le vainqueur, quoi qu'il fasse, est certain de perdre une partie de sa valeur.


L'Hôtel de ville attient à l'église; il occupe un emplacement du terrain circonscrit autrefois par les murs de l'abbaye. Il n'a rien de monumental, mais il est riche d'une curieuse bibliothèque.


Un beau jardin entoure le chevet de Saint-Ouen, et s'étend devant la façade intérieure de l'hôtel.

De vieux arbres et des eaux jaillissantes ajoutent au plaisir que l'on éprouve de pouvoir y contempler l'aspect extérieur de l'église.


Et si l'on croyait avoir épuisé toutes les formules admiratives, Saint-Maclou détromperait vite.

Quelle fête pour les yeux! Jamais la pierre se prêta-t-elle avec une plus parfaite docilité aux caprices ailés d'une poétique imagination! Cinq porches[27], se moulant sur une courbe doucement arrondie, laissent éclater de fines guirlandes, des aiguilles, des arabesques, des pinacles surmontés de délicieuses statues.