Si nous ne voulons pas franchir l'Orne en bateau, nous suivrons la rive du petit fleuve jusqu'au pont de Ranville, pont tournant qui a remplacé le bac incommode dont devaient, il y a peu de temps encore, se contenter les piétons et les voituriers.
Mais ce léger détour ne nous empêchera pas d'aller visiter Ouistreham ou Oyestreham.
Le nom seul de cette ville indique son origine saxonne, et l'orthographe en a été modifiée pour la rendre plus euphonique à nos oreilles et à nos yeux français.
Ouistreham fait un assez florissant commerce, dont le plus clair bénéfice provient de la mer et de tout ce qui s'y rattache.
Son port possède un beau chantier de construction pour les petits navires et un vaste bassin muni de portes de flots énormes, magnifiques, qui ont dû coûter bien des soins à leur entrepreneur.
Dans ce bassin même, débouche le Canal de Caen à la mer, voie de quatorze kilomètres, extrêmement utile au commerce, car les passes naturelles de l'Orne sont d'un accès difficile et ont été trop souvent l'occasion d'abordages désastreux.
Ouistreham.-L'Eglise.