Le chenal de l'avant-port d'Ouistreham est éclairé, la nuit, par deux feux placés, l'un dans le clocher de l'église, l'autre dans la redoute défendant la petite cité, qui voit passer les navires chargés de grains, de farines, de sel, de houille, de fonte, d'acier, de fer, de vins, d'eaux-de-vie, de sapins du Nord, de denrées coloniales, d'huile, de machines: Caen, chef-lieu du département, étant très commerçant.


Ouistreham peut offrir plus d'un sujet d'études agréables.

L'église, maintenant classée parmi les monuments historiques, est presque tout entière de style roman. A son chevet, ou abside, de forme ronde, s'élève une grosse tour quadrangulaire supportant l'un des feux qui éclairent l'entrée du port.

La façade offre cette particularité que quatre des ordres d'architecture y sont superposés.

Un édifice aussi important prouve bien, qu'autrefois, Ouistreham fut un lieu renommé, beaucoup plus peuplé qu'il ne l'est à l'heure actuelle: Caen, par sa situation et son activité, lui ayant enlevé une notable partie des affaires commerciales, dues à la navigation de l'Orne.


Une seconde preuve de l'ancienneté et de l'intérêt que l'on attachait à cette petite ville, se retrouve dans les ruines intéressantes découvertes sur son territoire.

Les sculptures, très nombreuses, témoignent que de riches habitations et des temples y avaient été élevés.

Puis, on retrouve une voie romaine et un camp également construit par les soldats du conquérant des Gaules.