Les anciens bâtiments claustraux sont affectés à l'usage du lycée, qui se trouve être, par là, le plus beau de la France entière.

On ne se lasse pas d'admirer le grand escalier, si large, si hardi, non plus que l'ancienne salle du chapitre et la vieille construction de style ogival où, selon la tradition, se tenaient les gardes du corps de Guillaume.

Saint-Étienne avait été autrefois fortifié, on retrouve encore quelques pans des murailles de son enceinte.


L'Abbaye-aux-Dames, actuellement église de la Trinité, est due à Mathilde de Flandre, qui voulut y avoir son tombeau.

Les mêmes actes de vandalisme qui profanèrent la sépulture de Guillaume, se répétèrent contre ce monument funèbre; toutefois, on a pu le réparer, mais il renferme seulement d'infimes débris.

Comme Saint-Étienne, l'église de la Trinité témoigne de la munificence de sa fondatrice. Les proportions en sont élégantes et la nef contient de belles galeries courant le long des travées. En outre de la disposition du sanctuaire, formant un péristyle à double étage, surélevé par plusieurs rangées de degrés, il existe, dans le chœur, une admirable crypte, jadis destinée à l'inhumation des supérieures de l'abbaye.

La commission des monuments historiques prend souvent ses devoirs au sérieux. Quand cela n'arrive pas, c'est qu'on lui marchande les fonds indispensables. Elle rendra, on doit l'espérer, à la vieille église toute sa splendeur.