[CHAPITRE XXXVII]

DE SAINTE-HONORINE A LA BAIE DES VEYS

Quittant Bayeux, nous reprenons notre exploration du littoral et, tout près de Port-en-Bessin, nous nous arrêtons à Sainte-Honorine-des-Pertes, non pas que la localité soit très importante, mais on y visite avec plaisir une vieille chapelle, dite de Saint-Siméon, élevée non loin de la mer, ainsi qu'une source pétrifiante. Chapelle et fontaine sont le but d'un pèlerinage fréquenté.

A différentes reprises, les eaux de cette source ont produit des blocs de travertin[42] véritablement considérables. Au reste, les couches calcaires abondent sur les rivages normands, et nous nous souvenons que les roches si curieuses d'Orcher sont dues à la même cause.

[42] Pierre grisâtre formée par le dépôt de chaux dont les sources pétrifiantes sont saturées.


Traversant cette commune, ainsi que le territoire de Saint-Laurent-sur-Mer et de Colleville-sur-Mer on trouve:

La Voie du Roi Guillaume,

sorte de petit chemin creux, rocailleux, à moitié couvert par les haies, dont les branches s'enchevêtrent au-dessus de lui.