Grand-Camp.
[CHAPITRE XXXVIII]
CARENTAN.—SAINT-VAAST-DE-LA-HOUGUE.—BARFLEUR
Les sables qui encombrent les bouches de la Vire et de la Taute règnent sur la plus grande partie du rivage oriental du département de la Manche.
Ils cèdent, vers le nord, la place à des roches dures, très élevées; puis, insensiblement, ils reparaissent sur la côte occidentale pour s'étaler bientôt en grèves immenses et trop souvent mobiles.
Un travail de M. Alexandre Chèvremont (travail couronné en 1879 par l'Académie des sciences) conclut à l'affaissement de nos rivages, à l'empiètement de la mer.
Le fait est vrai, au moins, pour la côte nord bretonne et la côte ouest du Cotentin.
Des traditions, que l'aspect du pays est bien fait pour accréditer, montrent les îles anglaises de Jersey, Guernesey, Aurigny, ainsi que le groupe français des îles Chausey, réunis au continent.