La morue est rangée par les naturalistes dans le genre Gade, dont font partie la merluche, le merlan, le lieu, la lotte. On reconnaît l'espèce à ses nageoires ventrales jugulaires, qui sont étroites et pointues. Les nageoires sont appelées jugulaires, lorsque, comme dans les poissons que nous venons de citer, elles sont placées sous la gorge, en avant des pectorales. Ces dernières, situées aux deux côtés de l'animal, jouent fort bien le rôle de bras.

Pêcheur de morue.

La morue se multiplie beaucoup. Un savant hollandais, Leuwenhoeck, a été assez patient pour en compter les œufs. Il a trouvé un total étourdissant: plus de neuf millions!

On comprend, dès lors, l'existence de ces bancs exploités depuis si longtemps et non encore épuisés.


Tout est utile dans la morue: Aucun de ses débris n'est perdu.

Les œufs, mis à part, sont entassés avec un peu de sel. Ils fournissent le meilleur des appâts pour la pêche de la sardine. Cette préparation est connue sous le nom de rogue. Nous verrons les sardiniers de Douarnenez et autres ports de pêche bretons en faire un incessant usage.