Ils pourraient croire à de l'exagération, mais ce serait une erreur. Le dessin est d'une scrupuleuse fidélité.... malheureusement, encore, la mer se charge trop souvent de prouver qu'il a été plutôt atténué!

Pensons aux pêcheurs forcés de lutter contre de tels dangers! Répétons-nous qu'à la rude école de la pêche se forme notre intrépide marine de guerre, et donnons un souvenir sympathique à ces vaillants petits bâtiments dont l'équipage travaille, avec un courage si indomptable, pour apporter dans notre alimentation une variété salutaire.

Calais est encore assez fréquenté comme port de pêche; mais, en dehors du service régulier des paquebots à vapeur qui ont chaque jour, plusieurs départs, et du mouvement du port d'échouage faisant communiquer la ville, par un canal, avec l'intérieur du pays, la principale, ou, plutôt, la première industrie de Calais, est la fabrication des tulles de soie et de coton. Le produit annuel de ces fabriques dépasse trente-cinq millions de francs. Toute une population (plus de dix mille ouvriers) y est employée et se partage entre la ville proprement dite et son faubourg: Saint-Pierre-lès-Calais[3].

[3] On devrait écrire Saint-Pierre-lez-Calais. Lez est un vieux mot, une préposition signifiant voisin de tel endroit. Ainsi, par exemple, le château de Plessis-lez-Tours résidence favorite de Louis XI.

Les tulles de ces localités sont connus du monde entier et, jusqu'à présent, conservent leur supériorité commerciale.

Les bains de mer sont extrêmement fréquentés à Calais: la plage est si belle! Un casino vaste et commode y a été construit.


Un voyage dans cette ville devient donc très intéressant. L'esprit se reporte aux souvenirs historiques qui ont rendu son nom célèbre, et les yeux sont agréablement satisfaits par les manifestations du génie moderne.

Il ne faut pas oublier que Calais eut la gloire de voir, en 1851, établir, sur sa côte, le point de départ du premier câble sous-marin.