Ce dernier bourg est voisin du cap Gris-Nez.

Jadis, la plus grande partie du commerce avec l'Angleterre prenait cette route, et bon nombre de documents permettent de supposer que César s'y embarqua, lorsqu'il crut le moment venu de tenter la conquête de la Grande-Bretagne.

Mais Wissant perdit promptement son importance. Les dunes s'accumulèrent autour de son enceinte et, dès le quatorzième siècle, son port était abandonné.

Les ruines avoisinant le bourg attestent, tout au moins, un assez long séjour des troupes romaines. On y trouve un camp, et des constructions, en partie dégagées du sable qui les recouvrent, permettent de se rendre compte de la situation de l'ancien port.

On visite encore avec intérêt le tumulus de la Motte Carlin, assis sur une base de soixante mètres, et les amateurs, quand même, d'antiquités, décorent le mont d'Averlot du nom de camp de César. Soit! La position, au reste, eût été bien choisie, puisqu'elle est à une altitude de plus de quatre-vingts mètres.

Il est impossible, dans notre route vers Boulogne, d'oublier Ambleteuse, à l'embouchure de la Slack ou Sélaque.

CALAIS.—Vue de l'entrée du port.