Ph. Capit. Gérard.

INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE DE LAMPERNISSE

Des seize chapitres de cet ouvrage, nous ne nous arrêterons aujourd'hui que sur celui des Responsabilités. Dans ce chapitre, M. Maccas porte l'accusation que dans la guerre actuelle l'officier allemand a montré une âme essentiellement criminelle. «Nos recherches», écrit-il, «et l'étude approfondie que nous avons faite du sujet, nous permettent de donner entièrement raison à la commission d'enquête française quand elle affirme que le commandement, jusque dans ses personnifications les plus hautes, portera devant l'humanité la responsabilité écrasante des crimes commis par l'armée allemande.

A cette affirmation fait suite une liste de cinquante-six noms, hauts et bas gradés de l'armée teutonne, coupables de crimes de droit commun. Nous donnons à cette place le nom des inculpés dont l'action scélérate s'est exercée sur le territoire de la Belgique seulement, en plaçant en tête, suivant l'ordre adopté par M. Maccas, le prince au nom duquel «tant d'excès auront été commis»:

1. L'Empereur Guillaume II[2].—Dans une allocution adressée à ses troupes, la veille de la bataille de la Vistule, l'empereur Guillaume lui-même a lancé ces paroles, qui constituent comme le farouche programme de toutes les atrocités commises: «Malheur aux vaincus! Le vainqueur ne connaît pas de grâce.»

3. Le prince Eitel-FRÉDÉRIC, fils de l'empereur d'Allemagne.—Le prince a séjourné huit jours dans un château près de Liége. Le propriétaire était présent. Sous les yeux de ses hôtes, le prince fit emballer toutes les robes qu'il put trouver dans les armoires de la maîtresse de maison et de ses filles.