4. Le duc de Brunswick.—Le prince a participé au pillage du même château, près de Liége.
6. Le maréchal von der Goltz, gouverneur militaire de Belgique.—Dans un arrêté signé de lui et affiché le 5 octobre 1914 à Bruxelles, le maréchal a édicté la peine de mort contre les habitants, coupables ou non, des endroits près desquels le télégraphe aurait été coupé ou le chemin de fer détruit.
7. Le général de Bülow, commandant en chef la deuxième armée allemande.—Ce général a ordonné le premier bombardement de Reims; le 22 août, après le sac d'Andenne, il a fait afficher ceci: «C'est avec mon consentement que le général en chef a fait brûler toute la localité et que cent personnes environ ont été fusillées.» Le 25 août, à Namur, autre proclamation de sa main, où on lisait: «Les soldats belges et français doivent être livrés comme prisonniers de guerre avant quatre heures, devant la prison. Les citoyens qui n'obéiront pas, seront condamnés aux travaux forcés à perpétuité en Allemagne. L'inspection sévère des immeubles commencera à quatre heures. Tout soldat trouvé sera immédiatement fusillé. Armes, poudre, dynamite, doivent être remis à quatre heures. Peine: fusillade. Toutes les rues seront occupées par une garde allemande, qui prendra dix otages dans chaque rue. Si un attentat se produit dans la rue, les dix otages seront fusillés.»
19. Le général Sixtus d'Arnim, commandant le quatrième corps d'armée allemand.—Il frappe la ville de Bruxelles et la province de Brabant de la monstrueuse contribution de guerre de 500 millions de francs.
20. Le général von Bissing, commandant le septième corps d'armée allemand.—Dans une proclamation adressée à ses troupes en Belgique, il leur dit que «lorsque les civils se permettent de tirer sur nous, les innocents doivent périr avec les coupables»; que «les autorités allemandes ont dit à différentes reprises dans leurs communications aux troupes que l'on ne devait pas épargner des vies humaines dans la répression de ces faits»; que «sans doute il est regrettable que des maisons, des villages florissants, même des villes entières soient détruits, mais cela ne peut nous laisser entraîner à des sentiments de pitié déplacée. Tout cela ne vaut pas la vie d'un seul soldat allemand.»
21. Le général de Doehm, commandant le IXe corps d'armée allemand.—Comme un journaliste américain, du World, lui disait avoir vu, ainsi que M. Gibson, secrétaire de la légation des États-Unis à Bruxelles, des cadavres de femmes et d'enfants mutilés à Louvain, ce général a répondu que de tels faits étaient «inévitables dans les combats de rues» Le journaliste américain observa qu'un cadavre de femme avait les pieds et les mains coupés, que celui d'un vieillard montrait vingt-deux coups de baïonnette au visage, que celui d'un vieillard avait été trouvé pendu par les mains aux poutres de sa maison, et qu'on l'avait brûlé vivant en allumant le feu par dessous. Le général de Doehm s'est borné à répondre qu'il n'en était pas responsable.
22. Le baron de Mirbach.—Il participa, avec le prince Eitel et le duc de Brunswick, au pillage d'un château, près de Liége.
23. Le duc de Gronau.—Après que le château de Villers-Notre-Dame en Belgique eut été occupé par son état-major, lui-même y fit saisir 146 couverts, 236 cuillers de vermeil, 3 montres en or, 62 poules, 32 canards, des habits de soirée, des œuvres d'art et quantité de linge d'enfant, qui furent emmenés en Allemagne.
36. Le lieutenant-colonel Blegen.—Il ordonna les massacres et le sac de Dinant.
37. Le major Botzwitz.—Il ordonna à ses troupes l'achèvement des blessés et le meurtre des prisonniers de guerre.