UNE FOULE CURIEUSE NOUS ATTENDAIT SUR LES PLACES DE MECHHED (page [308]).—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
À TRAVERS LA PERSE ORIENTALE
Par le MAJOR PERCY MOLESWORTH SYKES,
Consul général de S. M. Britannique au Khorassan.
I. — Arrivée à Astrabad. — Ancienne importance de la ville. — Le pays des Turkomans: à travers le steppe et les Collines-Noires. — Le Khorassan. — Mechhed: sa mosquée; son commerce. — Le désert de Lout. — Sur la route de Kirman.
UN PONEY PERSAN ET SA CHARGE ORDINAIRE.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
La Perse a toujours exercé une grande fascination sur mon esprit. J'avais servi longtemps dans les Indes, sans avoir l'occasion de la visiter. Ce ne fut qu'en janvier 1893, après avoir passé mes vacances de Noël en Angleterre, que je pus mettre enfin mes projets à exécution et rejoindre, en passant par la Perse, le bâtiment qui m'attendait à Bouchir.
Ma route me conduisit en chemin de fer, par Vienne, à Odessa, où je m'embarquai pour Batoum; de Batoum à Bakou je suivis la ligne bien connue de Transcaucasie, puis je m'embarquai à Bakou, non pas pour Enzeli et Recht, ce qui est la voie ordinaire, mais pour Bandar-Gaz.