Ce dernier plan n'a pas subi de modifications bien sensibles, et les moines architectes le copient fidèlement aujourd'hui.[Retour au texte principal.]
Note 31: Cette fontaine est appelée par Eusèbe basilicæ lavacrum. C'est là que les premiers chrétiens faisaient les ablutions exigées avant d'entrer dans le temple, usage conservé par Mahomet dans le Koran. Cette fontaine servait aussi de baptistère et était séparée de l'église, comme cela se voit encore dans certaines villes de l'Italie. La veille de l'Épiphanie on y fait la bénédiction solennelle de l'eau en mémoire du baptême de Jésus-Christ.[Retour au texte principal.]
Note 32: C'est dans cette partie élevée de l'Athos où se trouve la chapelle Sainte-Anne, que le sculpteur Demophile voulait tailler une statue gigantesque d'Alexandre tenant d'une main une ville et de l'autre la source d'un torrent.[Retour au texte principal.]
Note 33: Cette même querelle s'est produite depuis chez les Albigeois, les Hussites, les réformés et les Vaudois.[Retour au texte principal.]
Note 34: Suite et fin.—Voy. pages [103] et [113].[Retour au texte principal.]
Note 35: Il est intéressant, dit M. Didron, dans son Iconographie, de constater que la mosaïque est byzantine et chrétienne. D'après la chronique arabe du patriarche Eutichius, les musulmans trouvèrent l'église de Bethléem, église élevée par sainte Hélène, ornée de fsefya. Edrisi, dans sa description de la mosquée de Cordoue, affirme que l'enduit qui recouvre encore les murs de la Kibla fut envoyé de Constantinople vers le milieu du dixième siècle à Abdérame III par l'empereur romain. Les Grecs appellent encore aujourd'hui la mosaïque ψηφοις (psephises).[Retour au texte principal.]
Note 36: Les patriarches déposés se retirent dans les couvents, comme autrefois les empereurs détrônés. Jean Cantacuzène se retira ainsi au couvent de Vatopédi et y vécut de longues années sous le nom de P. Joasaph.[Retour au texte principal.]
Note 37: Plusieurs patriarches, le P. Constantius entre autres, retiré aujourd'hui à Chalkis, sont respectables à tous les titres et pour leur science et pour leur intégrité; mais la surveillance du synode et les exigences de la Porte, auprès de laquelle ils ont compromis leur indépendance par les abus simoniaques des élections, les rendent impuissants à faire le bien.
En 1821, le patriarche Grégoire était contraint d'excommunier la cause pour laquelle il versait son sang quelques mois plus tard.[Retour au texte principal.]
Note 38: Par peuple grec, j'entends désigner, non-seulement le royaume de Grèce, mais encore la population intelligente de la Turquie d'Europe et du littoral de l'Asie. Le Grec de la Grèce, que l'Europe a jugée très-sévèrement, parce qu'après quatre siècles de servitude elle n'est pas arrivée à un degré de civilisation immédiate et qu'elle n'a pas encore produit de nouveau des Homère, des Phydias, des Sophocle ou des Aristide, n'est qu'une très-petite partie de la grande nation[Retour au texte principal.]