Note 22: Thévenot, parlant des moines du couvent de Niamounia à Chios, dit que quand ils meurent on les porte tout habillés dans une église dédiée à saint Luc, laquelle est hors du couvent, et on les met sur une grille de fer; si quelques-uns de ces cadavres ne se corrompent point, les autres moines disent que c'est signe qu'ils sont excommuniés. (Thévenot, Voyage dans le Levant, p. 180.)[Retour au texte principal.]

Note 23: Belon, naturaliste du seizième siècle, dans son livre des Singularités, a consacré quelques pages rapides à la description du mont Athos et des choses mémorables qu'on y trouve. (Voy. Belon, Singularités, imprimé à Paris, par Benoist Prevost, 1555.)[Retour au texte principal.]

Note 24: M. de Villoison est le premier qui en ait tenté. Cet académicien, dit Choiseul-Gouffier, fit, en 1785, un assez long séjour au mont Athos. Il s'y rendit, muni de toutes les recommandations qui devaient le faire accueillir dans les monastères, et lui ouvrir les portes de leurs bibliothèques. Mais il ne suffisait pas d'y porter la passion du travail, il fallait encore joindre l'art de ne pas effaroucher la confiance. Comment a-t-il pu paraître pénible à un si savant helléniste de montrer quelque bienveillance pour les enfants de ceux dont les écrits faisaient ses délices et sa gloire? (Choiseul-Gouffier, Voyages.)[Retour au texte principal.]

Note 25: L'hétairie a de nombreux affiliés dans les monastères. (Voyez pour cette association, l'introduction historique d'Alphonse Rabbe, aux Mémoires sur la guerre de l'indépendance, de M. Raybaud.) Cette vaste société secrète a été fondée par le poète Rigas pour la régénération de la nation grecque.[Retour au texte principal.]

Note 26: Dans les monastères de l'Occident, réglés sur ceux de l'Orient, il en fut longtemps ainsi, et les moines ne cessèrent de construire eux-mêmes leurs habitations qu'au treizième siècle, époque à laquelle les confréries maçonniques prirent naissance.[Retour au texte principal.]

Note 27: Michel Paléologue avait fait aveugler les princes Manuel et Isaac, qui tenaient contre l'union, et cette exécution avait eu lieu devant Veccus, à qui les deux princes reprochaient qu'ils souffraient ce supplice pour la créance qu'il avait professée.[Retour au texte principal.]

Note 28: Le clergé grec est aujourd'hui très-ignorant, et quelques rares ministres de ce clergé seraient en état de discuter les questions de dogmes.

On pourra se faire une idée des griefs que lui reprochent ses adversaires en lisant l'Église orientale, par Jacques Pitzyipios, Rome, impr. de la Propagande, 1855. La vraie dissidence, la seule, est la suprématie du pape; c'est elle qui a séparé, qui sépare et qui probablement séparera toujours les deux Églises.[Retour au texte principal.]

Note 29: Voy. page [128] une de ces fresques de la Trapeza, représentant les patriarches portant leur postérité.[Retour au texte principal.]

Note 30: De Salonique au mont Athos, on peut suivre l'architecture byzantine dans ses transformations, depuis la forme allongée jusqu'à la disposition en croix grecque adoptée sous Justinien, et appelée γαμμαδα: la combinaison des quatre gamma donne le chiffre trois, et rappelle ainsi la Trinité.