LE VILLAGE DE MECH; DANS L'ARRIÈRE-PLAN, LE BOU HEDMA.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.

Dans la soirée, Salem et Nefti vont faire boire les animaux et chercher de l'eau; c'est un voyage, le puits le plus proche étant fort loin. Ils en ramènent un indigène, un des notables du pays, qui apporte des poules, une jarre de lait et des galettes. Il me révèle que le village est tout près de mon campement, à moins d'un mille arabe. L'endroit est si agréable, sous ces frais oliviers, que je décide d'y rester encore demain. J'irai voir ce village.

«Comment se fait-il qu'on ne l'aperçoive de nulle part? dis-je au mechachi.

—Mais il n'est pas nécessaire que tous les gens qui passent dans la plaine voient nos maisons! Nous, nous savons où elles sont, ça suffit!» Si Ahmar est un paysan intelligent, il remplace le cheikh et se met à ma disposition. Il est rusé et canaille sans excès, l'appât d'un «bachchich» stimule son zèle, mais il cherche manifestement à en augmenter le taux.

LE KHRANGAT TOUNINN (DÉFILÉ DE TOUNINN), QUE TRAVERSE LE CHEMIN DE BIR SAAD À SAKKET (page [570]).—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.

«Demain, dit-il en s'en allant, je prendrai mon fusil et je tuerai un lièvre avant de venir te chercher.»