LA BARRE DE GRAND-BASSAM NÉCESSITE UN GRAND DÉPLOIEMENT DE FORCE POUR LA MISE À L'EAU D'UNE PIROGUE. D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
SOUVENIRS DE LA CÔTE D'IVOIRE
Par le Docteur LAMY
Médecin-major des troupes coloniales.
I. — Voyage dans la brousse. — En file indienne. — Motéso. — La route dans un ruisseau. — Denguéra. — Kodioso. — Villes et villages abandonnés. — Où est donc Bettié? — Arrivée à Dioubasso.
LE FÉMINISME À ADOKOÏ: UN MÉDECIN CONCURRENT DE L'AUTEUR.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
Le 25 novembre 1898, à Marseille, je m'embarquais à bord du Stamboul, impatient de faire la connaissance des officiers avec lesquels je devais voyager: le capitaine du génie Houdaille, chef de mission, que nous devions appeler «le commandant» pour le distinguer des deux autres officiers du même grade, Crosson-Duplessis et Thomasset; le lieutenant du génie Macaire et l'adjoint du génie Borne. À ces officiers, le commandant avait joint 7 sergents, 8 caporaux et soldats, tous du génie. Au total, 21 Européens.
Longeant les côtes d'Espagne, afin d'éviter les lames encore trop violentes, nous passions Gibraltar, faisions escale à Las Palmas, puis à Dakar, où s'embarquaient le capitaine Thomasset et vingt-cinq tirailleurs sénégalais qu'il avait recrutés pour servir d'escorte à la mission. À Konakry, nous choisissions les porteurs qui nous étaient nécessaires. Ils étaient quatre-vingt-quatre, divisés en quatre équipes: Sénégalais, Sous-Sous, Mendès, Timénés.