L'ÎLE D'ELBE SE DÉCOUPE SUR L'HORIZON, ABRUPTE, MONTAGNEUSE ET VIOLÂTRE.

L'ÎLE D'ELBE[1]
Par M. PAUL GRUYER.
Illustrations d'après les photographies de l'auteur.

I. — L'île d'Elbe et le «canal» de Piombino. — Deux mots d'histoire. — Débarquement à Porto-Ferraio. — Une ville d'opéra. — La «Teste di Napoleone» et le Palais impérial. — La bannière de l'ancien roi de l'île d'Elbe. — Offre à Napoléon III après Sedan. — La bibliothèque de l'Empereur. — Souvenir de Victor Hugo. Le premier mot du poète. — Un enterrement aux flambeaux. Cagoules noires et cagoules blanches. Dans la paix des Limbes. — Les différentes routes de l'île.

UNE JEUNE FILLE ELBOISE, AU REGARD ÉNERGIQUE, À LA PEAU D'UNE BLANCHEUR DE LAIT ET AUX BEAUX CHEVEUX NOIRS.

L'Isola d'Elba, en français l'île d'Elbe, est située dans la mer Méditerranée, entre la Corse et l'Italie, et fait partie avec les autres îles de Pianosa, Gorgona et Monte-Christo, de l'archipel tyrrhénien. Elle est aujourd'hui, en express, à un jour et demi de Paris, par Modane, Turin, Gênes et Pise, et seulement à une demi-journée de Rome.

Du chemin de fer de Pise à Rome se détache, à mi-route, parmi les vastes plaines marécageuses des Maremmes, un petit embranchement qui va de Campiglia, point de bifurcation, à Piombino, port d'embarquement.