Et enfin le char, portant l'Olympe, s'avance majestueusement, traîné par quatre chevaux empanachés, emprisonnés des pieds à la tête par un immense caparaçon sur lequel on voit un écusson barré, dont un angle contient une tête de boeuf, et l'autre deux haches croisées.
Mercure en postillon, ou un postillon en Mercure, est monté sur le premier cheval de gauche.
L'attelage est conduit à grandes guides par la main vénérable du Temps, orné de sa faux symbolique, et debout sur l'avant du char, que décore une tête de taureau en relief, entourée de guirlandes ou festons.
Derrière lui se pressent, dans le quadrige antique, en avant d'un dais élevé à l'autre extrémité du char:
La ville de Paris, coiffée de la couronne murale
L'Abondance, ornée de sa corne;
Apollon, qu'on ne s'attendait guère à voir paraître en cette affaire; mais il ne faut pas oublier que ce dieu, en des temps de jeunesse orageuse, a gardé les boeuf chez Admete. Il tient sa lyre d'une main, et semble quelquefois sous le coup d'un délire qui n'est pas toujours poétique;
La déesse Minerve, en mémoire sans doute de l'olympique coup de hache auquel elle dut sa naissance;
Hercule, en souvenir du fameux coup de main qu'il donna au tyran Augias;
Et enfin Mars, le dieu-boucher.