Ces lignes riment en arabe.
Tribunaux
McNAUGHTEN.--MONTÉLY.--LES BURGRAVES.
Procès de McNaughten.--Cour criminelle centrale de Londres.
L'attentat mystérieux de McNaughten est expliqué maintenant. Les débats qui viennent d'avoir lieu devant la cour criminelle centrale de Londres audiences des 3 et 4 mars ont prouvé jusqu'à l'évidence que l'assassin de M. Drummond ne jouissait pas, au moment où il a commis son crime, de l'usage complet de sa raison. Fils d'un honnête tourneur, tourneur lui-même, McNaughten avait mené, jusqu'à ce jour, une conduite exemplaire. Ses amis remarquaient seulement qu'il devenait de plus en plus froid et taciturne; quelquefois aussi il se plaignait de violents maux de tête. Il y a un an environ, il se persuada qu'il était persécuté par des ennemis qui en voulaient à ses jours. Il s'en plaignit vainement à son père, à ses amis et à toutes les autorités de Glasgow, sa ville natale, aux shérifs, au commissaire de police, au ministre, qui sont venus à Old-Bailey le déclarer sous la foi du serment On le traita de visionnaire, de fou, et on ne l'écouta pas. Alors, il quitta Glasgow, il s'enfuit à Liverpool, à Édimbourg, à Boulogne, à Londres; mais partout ou il allait, ses ennemis le suivaient, car le voyage ne guérissait pas son imagination malade. Enfin, résolu de mettre un terme à cette persécution qui le faisait si cruellement souffrir intimement convaincu que M. Drummond était le général en chef de l'armée ennemie, il a tiré à bout portant, le 2 janvier dernier, à l'infortuné secrétaire de sir Robert Peel, un coup de pistolet chargé à balle (voir le premier numéro de l'Illustration, page 6.)
Les médecins chargés de faire un rapport sur l'état des facultés intellectuelles de l'accusé ont tous déclaré que McNaughten était atteint d'aliénation mentale.
(McNaughten.)