«L'Océanie, ou cinquième partie du monde, plus étendue à elle seule que le reste de notre globe, dit M. Domeny de Rienzi dans son introduction, en est la moins connue et pourtant la plus curieuse et la plus variée. C'est la terre des prodiges: elle renferme les races d'hommes les plus opposées, les plus étonnantes merveilles de la nature et les monuments les plus admirables de l'art. On y voit le pygmée à côté du géant, et le blanc à côté du noir; près d'une tribu patriarcale une peuplade d'anthropophages; non loin des hordes sauvages les plus abruties des nations civilisées avant nous; les tremblements de terre et les aérolithes bouleversent les campagnes, et les volcans foudroient des villages entiers. Sur son continent austral, les animaux les plus bizarres, et dans l'Ile la plus grande à la fois de ses archipels et du globe, l'orang-outang, bimane anthropomorphe présentent aux philosophes un profond sujet de méditations. Une de ses îles s'enorgueillit de la majesté de ses temples et de ses palais antiques, supérieurs aux monuments de la Perse et du Mexique, et comparables aux chefs-d'oeuvre de l'Inde et de l'Égypte; d'autres étaient des pagodes, des mosquées et des tombeaux modernes, rivalisant d'élégance et de grâce avec ce que l'Orient et la Chine nous offrent de plus parfait en ce genre.»

Avant la publication de l'ouvrage de M. de Rienzi, il n'existait cependant aucun livre spécial et complet sur l'Océanie Le dernier descendant du célèbre tribun italien ne s'est pas contenté, comme on pourrait le croire, de résumer tous les travaux des voyageurs, navigateurs, géographes ou hydrographes qui l'avaient précédé. Cinq voyages entrepris par amour pour la science dans diverses parties de l'Océanie l'ont mis à même d'ajouter un grand nombre de fats nouveaux aux faits déjà connus.--Son ouvrage comble donc une lacune importante dans l'histoire de la géographie; car il contient, outre un tableau général de l'Océanie, la description et l'histoire de la Malaisie, ou grand archipel indien, de la Micronésie, de la Polynésie et de la Mélanésie. Plusieurs des dessins qui accompagnent le texte sont inédits, et ont été exécutés par l'auteur sur les lieux; les autres sont empruntés aux ouvrages les plus estimés. Douze morceaux de musique, dont hut inédits, un tableau idiomographique des langues de ces contrées, deux inscriptions importantes; enfin une nouvelle carte générale et trois nouvelles cartes particulières de l'Océanie, complètent cette description.

L'Océanie a paru il y a deux ans; mais la prise de possession des îles Marquises et l'occupation de Taïti, donnent un intérêt d'actualité à cette remarquable et utile publication.

Modes.

(Mantelet à la vieille.)

Le mantelet est renouvelé de la mode assez peu éloignée de 1837: il y a fort peu de différence entre celui d'aujourd'hui et celui d'alors; les garnitures différent, mais la coupe est à peu près la même. Les mantelets de taffetas noir, puce ou marron, sont ceux que l'un porte en négligé comme en toilette du soir: le taffetas glacé en nuances claires n'appartient qu'aux demi-toilettes de jour.

Les rubans employés comme garniture sont moins bien que les garnitures en étoffe. Le taffetas est coupé en biais, et il se forme à quatre rangs.

Notre dessin représente une femme qui porte son mantelet avec toute la grâce sévère de la distinction; à peine doit-on apercevoir la taille derrière le dos arrondi.

Quelques façons de robes nouvelles paraissent à l'horizon des modes: ce sont des manches bouillonnées au poignet, des corsages lacés, et des jupes garnies d'immenses volants à l'espagnole.