Dis-lui si quelquefois, sur la terre étrangère,
Le doux portrait d'un père.
Loin d'hostiles regards, est permis à ses mains...
M. Charles de Massas n'a réellement qu'un défaut: il manque d'originalité. Si parfaits qu'ils soient, ses vers ressemblent à beaucoup d'autres; ses idées et ses sentiments,--irréprochables d'ailleurs,--n'ont pas le caractère distinctif qui les fasse aisément reconnaître. Que M. Charles de Massas tâche donc, s'il publie jamais un second poème de dominer d'une plus grande hauteur cette foule vulgaire de rimeurs au-dessus de laquelle il commence à s'élever.
Modes.
Les changements continuels de notre température, presque aussi capricieuse que la mode, font plus que jamais rechercher les cachemires. L'argent qu'une femme destinait à l'acquisition de mille fantaisies est employé à l'achat d'un châle de l'Inde. Aussi voyons-nous, avec une toilette d'une légèreté tout aérienne, des drôles carrés fond blanc ou orange abriter de leurs tissus fins et moelleux les épaules de nos élégantes.
Pour l'hiver, les cachemires longs à riches dessins sur fond noir seront le complément indispensable de toute élégance. Nous avons dit que les robes de soie ouvertes sur un jupon de mousseline étaient fort à la mode; aujourd'hui nous donnons le dessin d'une toilette de ce genre; la robe est en soie glacée gris et rose; le jupon de mousseline blanche, garni d'un haut volant, doit être sans apprêt, de manière à bien draper: des bouillons d'étoffe pareille sortent des manches; une garniture de dentelle tombe sur la mains. Le bonnet, fait avec un morceau de dentelle, élevé des côtés, à l'Italienne, est orné de roses.
La soie est ce qui se porte le plus: on fait de charmantes robes avec des demi-pèlerines décolletées, qui laissent en haut dépasser la chemisette de mousseline.
Les jours de chaleur on a, le matin, des peignoirs en mousseline blanche ou de couleurs entourés de petites garnitures à tuyaux fins et bordés de valenciennes. C'est un joli négligé.