I. Puisque la marchande est arrivée au marché avec trois douzaines d'oeufs ou 36 oeufs, c'est qu'en passant au troisième corps-de-garde elle en avait le double de 36 augmenté de 1, ou 73; car elle en a laissé la moitié 36 et demi plus la moitié d'un, ou 37. De même, avant le second guichet, elle avait 147 oeufs; et avant le premier 295. Tels sont les nombres qui satisfont à la question.

II. Adossez à la face inférieure du linteau de la fenêtre un miroir que vous inclinerez un peu du côté de l'appartement, en sorte qu'il réfléchisse, à quelques décimètres de l'appui de la croisée, ou sur cet appui même, les objets placés au-devant et près de l'ouverture de la porte du rez-de-chaussée. En vous plaçant près de cet appui et en regardant dans le miroir, vous pourrez voir les personnes qui se présentent à l'entrée de la maison. Mais comme vous ne verriez, de cette manière, que l'image renversée de l'objet, ce qui le rendrait assez difficile à reconnaître; comme d'ailleurs il est fatigant et incommode de regarder de bas en haut, il sera mieux de placer sur l'appui de la croisée, à l'endroit où le premier miroir renvoie l'image, un second miroir plan à peu près horizontal, dans lequel on cherchera. On y apercevra l'image redressée de l'objet, presque comme si on le fixait de haut en bas en se mettant à la fenêtre; seulement il paraîtra à une distance un peu plus grande. Notre figure représente cet arrangement de miroirs et leur usage mis en action.

Le célèbre astronome Hévélins avait inventé, en 1657, un instrument ayant quelque analogie avec l'appareil que nous venons de décrire. Comme cet instrument, destiné à faire apercevoir par réflexion des objets qui auraient été invisibles directement, semblait à son auteur devoir être utile à la guerre, il avait reçu le nom de polémoscope (polemos, combat; scopéô, je vois); mais le polémoscope n'a probablement été jamais beaucoup employé à cet usage, et on y a renonce peut-être plus vite encore qu'aux aérostats, qui avaient eu pourtant quelque influence, au moins morale, comme chacun sait, sur le gain de la bataille de Fleurus.

NOUVELLES QUESTIONS A RÉSOUDRE.

I. Tirer par-dessus l'épaule un coup de pistolet aussi sûrement que si l'on couchait en joue.

II. Un homme est sorti de chez lui avec une certaine quantité de napoléons pour faire des emplettes. A la première, il dépense la moitié de ses napoléons et la moitié d'un; à la seconde, il dépense aussi la moitié de ses napoléons et la moitié d'un; à la troisième pareillement, et il rentre chez lui ayant dépensé tout ce qu'il avait emporte, et sans avoir jamais changé de l'or pour de l'argent. On demande combien il en avait.

III. Même question, en supposant que c'est seulement à la quatrième, à la cinquième, à la sixième emplette, etc., que tout a été dépensé.

Problème de Dessin.

SOLUTION.

La solution de ce problème est facile.--Placez le journal de côté, joignez le cou du chien dont la tête est en haut avec la queue de celui qui a la tête en bas; tracez une autre ligne parlant du coude de la patte de devant, et prolongez-la jusqu'à la patte de derrière; retournez le papier, et faites de ce côté la même opération.