Le costume d'homme élégant sort toujours de chez Humann; pour habit habillé, les basques sont larges et le collet tombe assez sur l'épaule.

L'habit demi-habillé est peu échancré sur les devants, les basques sont larges, l'échancrure est carrée.

Les cravates de satin noir reprennent la faveur qu'elles doivent à l'hiver; on les porte longues, et de petits bouquets ou de petites guirlandes viennent égayer un peu la sombre couleur.

Les gilets se font toujours à chaste et très-longs; les étoffes sont riches; c'est le satin broché, le velours brodé et souvent broché d'or et de soie.

Pour le matin, le tweed est plus en faveur que jamais; ou y met des collets et des parements en velours, afin du le rendre nouveau.

Amusements des Sciences.

SOLUTIONS DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS L'AVANT-DERNIER NUMÉRO.

I. Ce problème n'a de difficulté que celle de reconnaître la volonté du testateur. Or, on a coutume de l'interpréter ainsi: puisque ce testateur a ordonné que, dans le cas où sa femme accoucherait d'un garçon, cet enfant aura les deux tiers de son bien et la mère un tiers, il s'ensuit que son dessein a été de faire à son fils un avantage double de celui de la mère; et puisque, dans le cas où celle-ci accouchera d'une fille, il a voulu que la mère eût les deux tiers de son bien et la tille l'autre tiers, on en doit conclure que son dessein a été que la part de la mère fût double de celle de la fille. Pour allier ces deux conditions, il faut partager la succession de manière que le fils ait deux fois autant que la mère et la mère deux fois autant que la fille. Ainsi, en supposant que le bien à partager soit de 30,000 fr. la part du fils serait de 17 142 fr. 6/7, celle de la mère de 8 571 fr. 3/7 et celle de la fille de 4 285 fr. 5/7.

On propose ordinairement, à la suite de ce problème, une autre difficulté; on suppose que cette mère accouche de deux garçons et d'une fille, et l'on demande quel sera, dans ce cas, le partage de la succession?

Il n'y a d'autre réponse à faire que celle que feraient les jurisconsultes; savoir, que le testament serait nul dans ce cas; car, y ayant un enfant d'omis dans le testament, toutes les lois connues en prononceraient la nullité, attendu 1° que la loi est précise; 2º qu'il est impossible de démêler quelles auraient été les dispositions du testateur s'il avait eu deux garçons, ou s'il avait prévu que sa femme en eut mis deux au monde.