Dans le 2e, 1 indigent sur 33 habitants 705 millièmes.
-- 3e, 1 - 27 - 152
-- 10e, 1 - 19 - 172
-- 1er, 1 - 17 - 985
-- 5e, 1 - 17 - 951
-- 7e, 1 - 17 - 624
-- 11e, 1 - 16 - 180
-- 6e, 1 - 15 - 904
-- 4e, 1 - 13 - 756
-- 9e, 1 - 8 - 427
-- 8e, 1 - 6 - 597
-- 12e, 1 - 6 - 235

Les recettes faites par les bureaux de bienfaisance sont le produit d'une subvention de l'administration des hospices, de legs et donations, de dons, collectes et souscriptions (en 1841. 259.549 fr.); des troncs et quêtes dans les églises (27,692 fr.); de représentations théâtrales, bals et concerts (9,682 fr.), et d'autres fonds généraux et spéciaux.

Leur dépense a été, en 1841, de l,361,635 fr. Le douzième arrondissement, le plus chargé d'indigents, est entré dans ce chiffre pour 244,323 fr. C'est presque toujours en objets d'habillement et de coucher, en pain, en viande, en bouillon et comestibles, en médicaments, en combustibles, que ce budget de bienfaisance est dépensé. Les secours en nature sont démontrés par l'expérience être bien préférables aux recours en argent. Cependant, ceux-ci étant parfois indispensables, 95,811 fr. ont été distribués en espèces.

Que les caisses de secours mutuels se multiplient, car il est plus digne de s'assurer contre le besoin que de demander aide à la bienfaisance publique; que l'ouvrier soit prévoyant quand il est occupé; que les maîtres, comprennent que si la Société regarde leurs coalitions comme moins dangereuses que celles des travailleurs, la morale ne les considère pas comme moins coupables; que le gouvernement, par des traites de commerce bien entendus, imprime à l'industrie, une active impulsion; enfin, que la chanté s'accroisse, car la misère n'a pas diminué, et les bureaux de bienfaisance, outre qu'ils ont eu à secourir, dans l'année qui vient de servir de base à nos calculs, 66,487 individus, auraient eu besoin d'autres ressource encore pour vaincre la réserve souvent suicide de pauvres honteux qu'on D'estime pas à moins de 15,000.

Une Bouteille de Champagne.

Nouvelle.

Par une sereine matinée de printemps, le bandit Shinderhannes était couché sur l'herbe, aux pieds de Julie Blasius, le long de cette magnifique sapinière qui couronne le monastère d'Eberbach, au-dessus de Kiedrich, dans le duché de Nassau. De ce belvédère, on voyait le Rhingau, festonné de vignobles, se perdre au sein d'un horizon de châteaux, et le soleil levant dorer à la fois Johannisberg et Mayence. Dans les clairières de la forêt, non loin du chef, sommeillaient çà et là, par groupes rares et pittoresques, ses plus braves compagnons, Moïse, Picard, Jik-Jak, Crevelt, Zaghetto, Pierre le Noir, tous fameux dans la chronique du mont Taunus, tous redoutés depuis les bords de la Moselle jusqu'aux landes de Hanovre. Shinderhannes lisait Werther, dont la réputation était encore naissante, et Julie Blasius, jeune fille de Zerbst, prisonnière de la bande, dont le capitaine voulait faire sa maîtresse, écoutait la voix du bandit, tout en effeuillant avec distraction une branche de saule.

«Julie, dit le jeune homme en interrompant sa lecture, vous avez bien tort d'exiger que je vous lise ce roman jusqu'à la dernière page; il ne peut se terminer que par une catastrophe. Je vous le conseille franchement, arrêtons-nous là. Ce sera comme un amour où le début est toujours si beau...

--Qu'on presse toujours le dénouement, n'est-ce pas? Mon cher capitaine, lisez, je vous prie. Un roman ne m'épouvante guère.

--C'est un peu bien volontaire pour une captive, madame.