L'enceinte antique de Sétif, de forme rectangulaire, a 450 mètres de longueur sur 300 de largeur; les grands côtés étaient flanqués par dix tours et les petits par sept.
Hadj-Ahmed, bey de Constantine.
Après avoir été, pendant le moyen-âge, le point de ralliement d'une population agricole considérable, Sétif n'offrait plus, en 1839, qu'un amas de ruines, auprès desquelles les Arabes tenaient encore un marché tous les dimanches. Depuis notre prise de possession, ils continuent à y venir, au nombre de 3 à 4,000, avec la plus entière confiance, échanger leurs produits. Sétif est à trois jours et demi de marche du célèbre défilé des Portes-de-Fer (Biban), que les Turcs n'avaient jamais franchi qu'en payant tribut, où jamais n'étaient parvenues les légions romaines, et qu'une colonne de 3,000 hommes traversa, le 28 octobre 1839, à midi, en laissant sur les flancs de ces immenses murailles verticales, dressées par la nature à une hauteur de plus de 33 mètres, cette simple, inscription: Armée française, 1839.
Gouvernement de la province de Constantine sous la domination turque.--Comme nous l'avons expliqué précédemment (tome 1, page 19), la province de Constantine, sous la domination turque, était gouvernée par un bey, ou lieutenant du bey d'Alger. Depuis l'année 1752 jusqu'à la prise de Constantine par l'année française (13 octobre 1837), la province compte vingt-deux beys. Nous en donnons ici la liste, avec l'indication de la durée de leur commandement et du genre de leur mort:
El-Asrak-Amo (l'œil bleu), trois ans; mort de maladie.
Ahmed-Bey (grand-père du dernier régnant), quinze ans, mort de maladie.
Salah-Bey, vingt-deux ans; mort de maladie.
Hussein-Bey, fils de Hassan-Pacha-Bousnak, deux ans; assassiné.
Mustapha-Ben-Ouznadji (fils du peseur), trois ans deux mois; assassiné.