M. RONDIN.--Que voulez-vous, mon cher Touchard, je suis devenu campagnard... J'ai acquis....; petite propriété à Bougival... et, vous savez... les embarras d'un nouveau propriétaire, les travaux, les changements, les réparations...
M. TOUCHARD.--Allons! j'admets, comme on dit, les circonstances atténuantes; vous êtes acquitté...
M. RONDIN.--A la bonne heure! ce cher ami, ce cher associé! vrai, il me tardait de vous voir. Et comment va cette santé?... Je vous trouve un peu changé.
M TOUCHARD.--Ça ne m'étonne pas: j'ai été malade.
M. RONDIN.--Oh!
M. TOUCHARD.--Oui, j'ai commencé par là mon existence de rentier... Un mois après la vente de notre fonds de mercerie, je me suis mis au lit pour n'en plus bouger de huit jours.
M. RONDIN.--Vous qui étiez si bien portant, si solide!
M. TOUCHARD.--Pardi! quand on est dans les affaires, est-ce qu'on a le temps d'être malade?
M. RONDIN.--Ma foi! on ne devrait jamais avoir ce temps-là. Tenez, voulez-vous que je vous dise... je crois que vous avez eu tort de vous fixer en ville. Ne m'avez-vous pas dit que vous aviez acheté cette maison?
M. TOUCHARD.--Oui; c'est l'oncle de ma femme qui nous l'a cédée en viager... c'est une bonne affaire...