M. RONDIN.--Qu'une dame Gibert a remis une boîte contenant une certaine poudre anonyme...

MADAME TOUCHARD.--Plus bas, plus bas, monsieur...

M. TOUCHARD, à part.--Elle se trouble!

M. RONDIN.--Il y a quinze jours, vous avez acheté une première boîte... Quelle est cette poudre? quel emploi en avez-vous fait.

MADAME TOUCHARD.--Monsieur, je ne puis vous répondre... je... je ne conçois pas ces questions...

M. RONDIN, à part.--C'est étrange! (Haut.) Mais songez aux dangers qu'un pareil silence...

MADAME TOUCHARD.--Des dangers!... et lesquels! Je ne comprends pas... Monsieur Rondin, mon cher monsieur Rondin, je vous en conjure, ne m'interrogez pas... je ne dirai rien... J'aimerais mieux mourir que de faire savoir... à mon mari surtout... il est si ridicule pour ces choses-là... il ne me pardonnerait de sa vie... Pas un mot, pas un mot, monsieur Rondin...

M. TOUCHARD, entrant.--C'est inutile!

MADAME TOUCHARD, effrayée.--Il était là!

M. RONDIN, à part.--Je ne sais plus que penser.