MADAME TOUCHARD.--Tu vas faire nos paquets... nous partons ce soir pour la campagne...

JOSEPH.--C'est bon! le pauvre Joseph va faire les paquets... (Il sort).

M. TOUCHARD.--Ah! il faudra aussi qu'il aille aux bureaux de la Gazette des Tribunaux, pour dire que l'on m'envoie mon journal à la campagne...

M. RONDIN.--Du tout.. je m'y oppose... Un journal qui vous remplit la tête de vols, de crimes, d'assassinats... qui vous inspire des terreurs paniques... des défiances absurdes... Croyez-moi, mon cher Touchard, ce sont ces lectures-là qui vous avaient frappé l'esprit... Nous ferons adresser votre Gazette à votre cousin l'huissier... ça lui sera utile... Quant à vous, je vous abonnerai à quelque journal plus divertissant et moins sombre... à l'Illustration, par exemple... il y a des images... cela vous amusera... A table!

(Ils passent dans la salle à manger.)

MARC-MICHEL.

Agriculture.

CONCOURS DE POISSY.--ANIMAUX DOMESTIQUES, EN ANGLETERRE.

Le premier concours de bestiaux institué par arrêté de M. le ministre de l'agriculture et du commerce, en date du 31 mars dernier, en faveur des propriétaires des animaux les plus parfaits de conformation et de graisse, parmi ceux qui sont exposés en vente à Poissy, l'avant-dernier jeudi précédant le mardi-gras, a eu lieu jeudi, jour du grand marché, en cette ville.

Cette solennité agricole avait attiré un nombre considérable de propriétaires, d'éleveurs et d'agriculteurs venus des départements voisins et de ceux compris dans un rayon de quarante à cinquante lieues, pour admirer les progrès des races bovine et ovine dans ces derniers temps. Les concurrents étaient nombreux; mais les conditions du concours, mal comprises par plusieurs d'entre eux, ont empêché un certain nombre d'y prendre part.