Assez de Londres comme cela! songez un peu à Paris, s'il vous plaît, madame.

On assure que M. Victor Hugo se présente aux élections du neuvième arrondissement pour remplacer M. Galis, député démissionnaire; encore un poète qui déserterait la poésie pour la politique; pourquoi cette désertion funeste? nous ne manquons pas de députés: les députés pullulent: c'est une graine qui abonde et surabonde; elle pousse dans tous les sillons, dans tous les chemins, sous tous les pavés! Mais la graine de poète est rare. Pourquoi s'aventurer dans les champs infertiles du Palais-Bourbon? cette graine féconde et précieuse fleurit-elle dans les railways et sous les locomotives? Non, elle y meurt! Croyez-moi donc, poète, restez poète, et ne donnez pas un démenti à Dieu, qui vous a doué du plus beau don et du plus enviable!

M Pasquier, grand chancelier, a été dangereusement malade depuis deux mois; ses amis avaient de l'inquiétude; M. le chancelier annonce un bal pour le courant du mois prochain, un grand bal politique bien entendu; c'est un certificat de santé qu'il se donne.

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Le dernier des Commis Voyageurs.

UN RELAIS.

«Plaisantons pas, voyageurs; laissez-moi gouverner ma mécanique. La côte est rapide, voyez-vous: nous tombons à pic sur Tarare.

--Conducteur, soyez calme! La mécanique, ça me connaît. J'ai vu périr le sabot et naître la mécanique. Vous avez affaire à un routier.

--Possible, voyageur; mais une imprudence est vite commise. S'il arrivait un accident, on me mettrait à pied.