Les deux bureaux auxiliaires ont déjà changé cette proportion. En 1842, elle est, savoir:
Engagements directs 18 pour 100.
Par commissionnaires 82
Renouvellements directs 44 pour 100.
Par commissionnaires 56
Dégagements directs 52 pour 100.
Par commissionnaires 48
La somme totale perçue par les commissionnaires est, pour Cette dernière année, de 41,285 fr. 64 c.
La création de bureaux auxiliaires en nombre suffisant fera disparaître complètement les inconvénients attachés aux bureaux des commissionnaires. Placés à la portée de tous, ils présenteront les mêmes facilités d'engagement et de dégagement aux emprunteurs, qui gagneront en outre les droits du commission.
L'expérience des deux bureaux auxiliaires établis a engagé l'administration à demander l'ouverture d'un troisième.
Cette mesure se généralisera promptement, nous l'espérons du moins, et pourra faire jouir de ses avantages tous les quartiers de Paris. C'est un service que le conseil d'administration du Mont-de-Piété est appelé à rendre à la population pauvre.
Les ressources du Mont-de-Piété lui permettent d'y consentir les avances nécessaires. Nous disons les avances, parce que les deux bureaux, loin d'être à charge à l'administration, ont produit pour 1842 et les deux premiers mois de 1843 un excédent de recettes de plus de 23.000 francs.
D ailleurs, jamais la situation financière du Mont-de-Piété n'a été meilleure. Le solde de compte des profits et pertes présente, en bénéfices à verser dans la caisse des hospices pour l'exercice de 1842, une somme de 334,152 fr. 11 c.
En approchant cette somme de la moyenne que présentent les bénéfices d'exploitation pendant les cinq dernières années, de 1837 à 1841 compris, on trouve, sur cette moyenne, une augmentation de 677,109 fr. 17 c.
Voici la récapitulation de ces cinq années: