2 pour cent pour enregistrement,
2 pour cent pour renouvellement,
1 pour cent pour dégagement,
I pour cent pour perception de boni.

Les opérations directes économisent ces frais aux emprunteurs. Un exemple prouvera combien, sous ce rapport, les bureaux auxiliaires sont utiles.

Soit un prêt de 9 fr. pour quinze jours;

Le Mont-de-Piété prélève 5 c.
Le commissionnaire pour engagement et dégagement 30
Total 35 c.

Sur 35 centimes, le commissionnaire prend donc pour sa part 30 centimes. Supposons que ce prêt se renouvelle tous les quinze jours, le prêt aura coûté à l'emprunteur, au bout de l'année:

Pour droits de Mont-de-Piété. 1 fr. 20 c.
Pour droits de commissionnaire. 7 20
Ensemble. 8 fr. 40 c.

Or, les 7 fr. 20 c. perçus par le commissionnaire représentent plus de vingt-cinq kilogrammes de pain.

Bien que l'emprunteur éprouve un véritable préjudice à employer le commissionnaire, il ne peut cependant s'en passer, attendu que la perte de temps qui serait la conséquence de son recours direct au Mont-de-Piété, entraînerait pour lui un dommage encore plus grand en le privant, s'il est ouvrier, par exemple, du salaire de sa journée.

Avant l'établissement des bureaux auxiliaires, la comparaison des opérations faites directement par les emprunteurs avec les opérations faites par l'entremise des commissionnaires, donne les résultats suivants:

Engagements directs 9 pour 100
Par commissionnaires 91
Renouvellements directs 40 pour 100
Par commissionnaires 60
Dégagements directs 44 pour 100
Par commissionnaires 56