Portrait du duc d'Angoulème, d'après sir Thomas Lawrence.
Le président du ministère grec, M. Maurocordato, vient de donner sa démission. Tous ses collègues étaient, au départ du dernier paquebot, à la veille de suivre cet exemple. On écrit que le général Colettis sera chargé de composer le nouveau ministère.
Un autre vous dira l'inondation qui est venue affliger le palais mal assujetti de l'exposition. Nous pourrions aussi faire passer sous les yeux de nos lecteurs les scènes déchirantes dont un ouragan furieux a, le 22 février, rendu l'île Bourbon le théâtre. Mais la mort réclame les dernières lignes dont nous puissions disposer, et les ruines doivent lui céder le pas.
Madame la baronne Pasquier, née de Saint-Roman, a terminé à quatre-vingt-deux ans une carrière qu'avaient marquée de nombreuses bonnes œuvres.--Madame Augustin Thierry a été enlevée à l'historien célèbre dont son dévouement et son admiration l'avaient fait la compagne, et qui cherchait à lui faire oublier par ses soins, par son culte, les infirmités que cette séparation va rendre encore plus cruelles.--Enfin un neveu de notre illustre naturaliste, M. Cuvier, ingénieur distingué du corps des ponts et chaussées, a mis fin à des jours dont le découragement s'était emparé.
La terre d'exil a reçu de son côté les restes de S. A. R. monseigneur le duc d'Angoulème. Ce prince est mort le 5 de ce mois à Goritz, où repose déjà le roi son père. Il était né à Versailles, en 1775, et avait reçu dans l'émigration la main de la fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, à qui était réservée une douleur nouvelle, celle de survivre au prince son époux.
Répondez-moi quand de ma flamme
Je vous peindrai la vive ardeur