Nous ne doutons pas que, malgré la fécondité de sa plume, madame Tastu soit toujours restée fidèle à ce principe de sagesse et de bonté, dont l'observation est le litre le plus honorable d'une femme.
Pour donner une idée de la manière large, vigoureuse et sévère dont madame Tastu sait quelquefois se servir d'une plume, nous extrairons de son étude sur le Dante les quelques vers suivants, où elle essaie d'esquisser le portrait du poète:
Que vois-je là?... C'est lui! sa taille haute et droite
Dessine sa maigreur sous une robe étroite;
Narguant de sa roideur nos tissus assouplis,
De ses épaules tombe une chape à longs plis;
Du chaperon pendant sa tête enveloppée
S'incline quelque peu, grave et préoccupée
Et sur son front se courbe un laurier desséché,
Que le feu de l'abîme a peut-être touché.