«J'avoue mon goût pour les anciens, écrivait Montesquieu dans ses Pensées diverses; cette antiquité m'enchante, et je suis toujours prêt à dire avec plaisir: «C'est à Athènes que vous allez, respectez les dieux.»
«J'ai eu toute ma vie un goût décidé pour les ouvrages des anciens, j'ai admiré plusieurs critiques faites contre eux, mais j'ai toujours admiré les anciens. J'ai étudié mon goût, et j'ai examiné; ce n'était point un de ces goûts malades sur lesquels on ne doit faire aucun fond; mais, plus j'ai examiné, plus j'ai senti que j'avais raison d'avoir senti comme j'ai senti.
«Les livres anciens sont pour les auteurs, les nouveaux pour les lecteurs.»
Qui ne partagerait cette opinion, ces sentiments de l'auteur de l'Esprit des Lois? Protestons seulement contre ce dernier jugement, surtout lorsqu'il s'agit de Plutarque; et remercions M. Didier d'avoir réimprimé en cinq volumes d'un format commode et d'un prix accessible à toutes les bourses, les œuvres morales de l'immortel biographe des grands hommes de l'antiquité grecque et romaine. C'est un véritable service qu'il a rendu aux lecteurs comme aux auteurs. La plupart des traités compris dans cette collection sont des modèles de bon sens et de goût, dont l'étude est aussi profitable qu'intéressante. Quelques-uns ont un peu vieilli, il est vrai, mais d'autres semblent avoir été écrits hier pour l'instruction et la moralisation des hommes d'aujourd'hui. Lisez-les donc si vous avez le malheur de ne pas les connaître; relisez-les si vous êtes assez heureux pour les avoir déjà médités.
Allégorie du mois de Juillet.--Le Lion.
Sophocle venant réclamer ses droits d'auteur
à l'Odéon.--Caricature par Cham.
Amusements des Sciences.
SOLUTION DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS LE SOIXANTE-SIXIÈME NUMÉRO.