Souvenir de l'Eden qui traverse notre âge.

Sur ton berceau pourtant flotte plus d'un nuage;

Plus d'une fleur succombe à tes matins frileux;

Plus d'un souffle, fatal aux bourgeons dans leur sève,

Brusquement interrompt le poète qui rêve

Une rive inconnue aux printemps fabuleux!

O fils aîné du ciel, dont l'haleine féconde

Couvrit de tant d'attrait la jeunesse du monde.

Que ton souffle était doux sur le globe naissant.

Quand tout avait sa grâce et sa beauté première