Correspondance.
M. L. L. à Reims. Cette omission regrettable, Monsieur, sera réparée.
M. E. d'H. Mille remercîments, Monsieur, mais il n'y a guère de semaines que nous n'ayons l'occasion de motiver nos refus au sujet de propositions semblables.
M. le vicomte d'A. à Lisbonne, réclame contre un passage d'un article du 2 novembre où il est dit que S. M. l'impératrice douairière du Brésil avait dîné à Francfort, à la table d'hôte de l'hôtel de Russie, en compagnie de plusieurs princes d'Allemagne et autres personnages considérables. S. M. impériale, dit M. le vicomte d'A., n'a pas même été à Francfort à cette époque.
L'Illustration est en mesure de pouvoir annoncer une série de publications du plus haut et du plus piquant intérêt, sur tous les sujets compris dans son cadre encyclopédique. Jamais, depuis qu'elle existe, elle ne s'est trouvée en possession de travaux plus importants et de dessins aussi variés, aussi curieux. Jamais les écrivains et les artistes aimés de ses lecteurs ne lui ont apporté un concours plus actif et plus zélé. Gavarni nous adresse de Londres des études et des fantaisies où son rare talent se révèle sous un aspect toujours nouveau et charmant. Valentin nous revient d'Afrique, après un voyage de six mois, avec des albums où il a recueilli, dans toute sa vérité originale, la vie de ces peuples dont nous ne connaissons que l'existence officielle et dont il a pénétré, jusque dans les plus petits détails de leurs habitudes sociales et privées, le caractère, l'attitude, la physionomie et le costume.
Nous publierons successivement les études de Valentin et de Gavarni, sur lesquelles nous appelons d'avance l'attention de tous ceux qui savent lire dans un dessin, la pensée profonde ou le caprice spirituel d'un artiste inspiré. C'est comme oeuvres à part et indépendamment de leur liaison avec le plan général de l'Illustration, que nous annonçons ces précieux travaux; mais nous ne laissons pas d'insister sur ce qu'ils ajoutent de valeur aux articles spéciaux dont ils forment le magnifique accompagnement.
Nous citerons sur une ligne parallèle nos autres collaborateurs qui suivent de plus près notre travail quotidien, et méritent également notre reconnaissance, justifiée par le goût et l'approbation de nos abonnés. Janet-Lange, Pharamond Blanchard, Renard, Freemann, Marc, E. Forest, toujours prêts à traduire de leur habile crayon les scènes qui s'offrent chaque semaine à la curiosité publique ou à l'enregistrement de l'histoire contemporaine; tels sont ces noms connus des lecteurs de l'Illustration. Mais combien d'autres, comme Karl Girardet, Français, Champin, apportent une page détachée de leur oeuvre au tableau que nous composons de tant de tableaux divers? Combien de talents appelés par nous, tels que Cham, Bertall, Stop, etc., ou fournissant par occasion leur contribution volontaire? Notre collection le montre, et notre présent programme le montrerait encore mieux.
La rédaction de l'Illustration peut vanter ses dessinateurs; il ne convient pas qu'elle se loue elle-même. Les lecteurs lui rendront cependant cette justice qu'elle a su vaincre une prévention née de la concurrence redoutable que le crayon fait à la plume devant le public qui voit par les yeux avant de voir par l'esprit. Il ne tiendrait qu'à nous de citer des témoignages d'une autorité irrécusable qui nous classent de la manière la plus flatteuse comme revue de l'histoire universelle; bornons notre contentement à mériter de tels suffrages, ce qui vaut mieux que de les publier.