Trapilolu laissa passer un jour entier après ce premier exploit; mais dès le lendemain matin, haletant d'impatience, il arrive au pied du banyan.

Il se hissa sur le tronc jusqu'à l'ouverture où gisait le butin.

Le trou était large et profond, il fallait descendre dans l'arbre comme dans un puits.

Trapilolu hésite, mais enfin se décide.

A peine entré dans ce trou noir, se soutenant encore des bras, sentant que le vide s'élargissait dans sa profondeur, et tremblant tout à coup de cette appréhension insurmontable des cavernes, il glisse... et s'engloutit dans le miel comme dans une mare.

Pour en sortir, il eut beau faire des efforts surhumains, s'accrocher à des aspérités imaginaires; ses ongles glissaient et crissaient contre les parois dures, et ses pieds étaient collés au fond.

Il se démène: plus il trépigne, plus il enfonce.

Il en eut jusqu'aux aisselles.

La substance agglutinante le tenait de partout.

Dans quelles angoisses les heures se passèrent î