Delsarte, en effet, lui apprit la musique et le chant. Quand vint l'âge de la puberté, il lui défendit de chanter jusqu'à la mue complète de sa voix; Darcier ne tint compte de la défense et gâta probablement un organe qui, tel que nous l'avons entendu jadis, il y a vingt-deux ans, avait pourtant encore du charme, de la puissance, sinon de la fraîcheur. Puis, il prit sa volée en province, où, tout en mettant en action le Roman Comique de Scarron, il devînt passé maître en fait d'armes. Il donnait indifféremment des leçons de bancal, d'espadon, de briquet, de latte, d'épée, de bâton, de savate ou de piano. Revenu à Paris à l'heure de l'orage révolutionnaire, il était le premier ténor de cet estaminet lyrique que je cherchais à esquisser tout à l'heure. Duprez, Roger, Lablache, tous les grands chanteurs allaient l'entendre, et Meyerbeer, chose inouïe! descendant de son Olympe musical pour aller vider un bock dans le boui-boui du passage Jouffroy, s'écriait:

--J'aimerais à faire une ode-symphonie pour ce gosier-là!

Telles sont les choses que m'a rappelées tout à coup le beau livre: Parfums, Chants et Couleurs, de Gustave Mathieu.

Philibert Audebrand.

L'OUVERTURE DE LA SESSION PARLEMENTAIRE.
--M. le duc de Broglie lisant le Message du Président de la République à la tribune de l'Assemblée nationale.

L'INCENDIE DE L'OPÉRA
--Découverte du cadavre du pompier Bellet dans les décombres, après l'incendie.

LA SŒUR PERDUE

Une histoire du Gran Chaco